De la mintonette à la plus grande ligue scolaire de volleyball au Québec

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Dans le cadre du 50e anniversaire du RSEQ Montérégie, nous présentons cinq reportages sur les disciplines sportives qui ont marqué l’histoire de l’organisation. Ce mois-ci, nous souhaitons vous faire connaitre l’évolution du volleyball scolaire en Montérégie.

Le volleyball a fait partie des premières disciplines offertes par la nouvelle Association régionale du sport scolaire Richelieu (ARSSR) en 1969. Sans tarder, deux équipes juvéniles représentant la région ont participé au premier championnat provincial, à Hull, le 4 avril 1970. Douze instances régionales sur les 14 étaient représentées. Cette compétition provinciale s’est conclue par un banquet présidé par le délégué du ministère de l’Éducation, M. Paul Ohl, responsable du sport scolaire.

Un aperçu du championnat provincial de 1973 (Le Nouvelliste)

En 1981-1982, on comptait 55 équipes cadettes et juvéniles, regroupant 550 joueurs dans les ligues du Richelieu. Le championnat de fin de saison a été organisé conjointement avec la finale régionale des Jeux du Québec.

La participation grandissante des écoles a amené l’Association à créer quatre sections en 1987-1988: Sud-Est, Sud-Ouest, Chambly et South Shore.

Les joueurs benjamins ont pu intégrer les ligues de volleyball à compter de de la saison 1988-1989. Puis, avec un nombre d’équipes de différents calibres de jeu, en 2007-2008, les écoles ont assisté à l’implantation de la division «A» en cadet et juvénile féminin. Le développement du volleyball féminin s’est poursuivi en 2008-2009 avec la création de la ligue en benjamin «A».

Des activités spéciales
La «Classique de volleyball étudiant» a vu le jour le 19 novembre 1983 grâce à l’initiative de l’Association régionale du sport étudiant Québec . Le tournoi mettait en vedette près de 850 athlètes provenant des trois secteurs: scolaire (cadet), collégiale et universitaire. Soixante-neuf équipes ont pris part aux 300 parties prévues sur 18 courts, réparties dans six écoles de la région. Quarante-cinq officiels et une centaine de bénévoles ont été nécessaires pour assurer le bon déroulement des 12 heures de compétition.

À l’instar des événements provinciaux, l’Association a elle aussi présenté sa Classique à compter de 1989. Lors de la première édition, plus de 220 joueurs de catégories cadette et juvénile y ont participé. La compétition servait de qualification pour le tournoi provincial. Les derniers matchs dans le cadre de cette classique automnale ont eu lieu en 2013.

Certains joueurs ont eu la chance de participer aux matchs des étoiles à compter de 1991. Quatre parties étaient au programme de la journée dans les catégories cadette et juvénile. Dans certaines éditions, les joueurs étoiles étaient confrontés à la meilleure équipe de la catégorie. Malheureusement, le taux de participation a considérablement diminué au cours des années et l’activité avait perdu de son lustre. Les dernières parties des étoiles ont eu lieu en 1994.

De  nouvelles propositions
Dans le but d’augmenter la participation chez les benjamines, l’Association a proposé une formule de jeu 4 X 4 pour la saison 2004-2005. Aux dires de la directrice générale, Sylvie Cornellier, l’expérience n’a pas été concluant et le projet n’a duré qu’un an. Dans le même ordre d’idées, à la demande du RSEQ, cette formule a été proposé du côté des garçons en 2013-2014. L’idée est restée lettre morte pour les équipes de la Montérégie.

Le RSEQ a souhaité mettre sur pied une ligue provinciale de calibre AAA en 1989. Toutefois, les écoles n’étaient pas prêtes à voyager autant. Le championnat provincial dans la catégorie juvénile a donc permis aux huit meilleures équipes de s’affronter pour la grande finale de la saison. Par ailleurs, la ligue d’excellence D1 a vu le jour à la saison 2015-2016.

Une croissance fulgurante
Le volleyball scolaire en Montérégie n’a cessé de croitre. Au début des années 80, on dénombrait 550 participants. Dix ans plus tard, le nombre de joueurs s’élevait à 1221. Début des années 2000 : point tournant en volleyball en ce qui concerne le taux de participation. L’an dernier, un sommet inégalé de 2345 volleyeurs ont participé aux activités du réseau pour en faire la discipline #1 de la région.

Sylvie Cornellier

Sylvie Cornellier

La directrice générale du RSEQ Montérégie, Sylvie Cornellier, n’est pas surprise de l’évolution et de l’engouement du volleyball dans la région.

«Nous avons toujours été proactifs. Nous avons répondu aux besoins de nos membres, tant sur le plan compétitif que récréatif. Grâce à des intervenants passionnés, la flamme du volleyball est toujours demeurée vive dans nos écoles», a-t-elle raconté.

Des enjeux toujours d’actualité
Avec une participation grandissante à travers toute la région, l’enjeu de l’arbitrage est rapidement survenu. Le nombre d’officiel n’a pas suivi avec la progression du bassin de joueurs et des équipes. Les années 2000 à 2003 ont été les plus touchées. Considérant la hausse fulgurante des activités en gymnase, la problématique de la disponibilité des plateaux a causé bien des soucis aux organisateurs.

Une présence remarquée aux championnats provinciaux
Les équipes de la Montérégie se sont toujours bien démarquées sur la scène provinciale. Les succès n’ont d’ailleurs pas tardés. Les années 80 ont donné lieu à de fréquents podium pour les athlètes de la région.

«Cette région se présente annuellement aux finales provinciales avec des équipes des plus représentatives et qui vogue cette année de victoires en victoires» – La Tribune, 14 avril 1980, p.C3.

D’après La Presse, une saine rivalité régnait au début des années 80 entre les équipes du Richelieu et celles de l’Abitibi-Témiscamingue lors des championnats provinciaux. Il s’agissait de deux «éternels rivaux» (La Presse, 10 avril 1981, p.11 et La Presse, 15 avril 1982, p.12).

À cette époque, des honneurs individuels étaient même décernés lors des provinciaux. Par exemple, deux médaillés d’or de l’édition 1981, Stéphane Kelly et Bruno Ouellet (Pol. Marcel-Landry) ont été reconnus pour leur excellence en défensive.

Reportage du Courrier de Saint-Hyacinthe sur les championnats provinciaux de 1987

Remarquez la présence de Jean-Louis Portelance, en haut, à gauche (Courrier de Saint-Hyacinthe, 1987, p.100)

L’histoire du volleyball a été marqué par la présentation des Jeux scolaires de 1988, l’unique moment du sport scolaire où tous les championnats provinciaux ont été regroupés. Plus de 3500 jeunes ont participé à dix disciplines lors des festivités du 20e anniversaire de la Fédération du Sport étudiant. La Montérégie a mérité la médaille d’or en volleyball.

Les athlètes juvéniles ont eu le privilège pendant bien des années de participer seuls au championnat provincial. En effet, les joueurs cadets ont rejoint la compétition en 1989 et les benjamins 1990.

Publiée dans La Tribune, le 23 avril 1990, en page D5

Plus récemment, la Montérégie a obtenu sept médailles lors de la compétition provinciale en 2017-2018. De 2015 à 2017, les volleyeurs montérégiens ont monté sur le podium à 12 occasions. Les écoles vedettes de cette période fastes sont: le Collège Français, l’école secondaire De Mortagne, le Collège Durocher Saint-Lambert, l’école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc et le Collège Jean de la Mennais.

L’an dernier, l’école secondaire De Mortagne a terminé les provinciaux avec deux médailles d’or et une médaille de bronze.

Par ailleurs, l’histoire révèle que plusieurs équipes de la région ont participé et remporté des championnats canadiens.

Liste des champions provinciaux

Une discipline populaire au primaire
La première édition du tournoi destiné aux élèves du secteur primaire a eu lieu en 1995. Par la suite, le mini-volley a évolué sous diverses formes: tournoi, festival, championnat régional et manifestations sportives dans les commissions scolaires. En 2017-2018, l’activité a atteint un sommet avec la participation de 88 équipes et 566 joueurs. On affichait complet pour les deux journées de compétition!

Du volleyball baudruche en sports inclusifs
Depuis 2014, le RSEQ Montérégie offre le volleyball baudruche auprès des jeunes ayant une limitation fonctionnelle (auditive, motrice, intellectuelle, langagière, visuelle ou encore du spectre de l’autisme). De chaque côté d’un filet, deux équipes se renvoient un ballon à la main et à la volée. Gonflé à l’air, le ballon est plus léger et facilite sa réception et son envoi. L’objectif est de faire tomber le ballon dans la zone de jeu de l’adversaire. Une cinquantaine d’élèves-athlètes y participent chaque année.

Les pieds dans le sable
Le tournoi de volleyball de plage est apparu en 2003. Au fil des ans, plusieurs formules ont été proposées aux élèves-athlètes: 2 x 2, 3 x 3, 4 x 4, masculin, féminin et mixte. En 2010, 179 équipes étaient inscrites à l’événement. Un record. Avec la demande grandissante, le RSEQ Montérégie a dû créer, l’an dernier, deux divisions bien distinctes (D2 & D3).

Des intervenants engagés
Plusieurs personnes ont permis au volleyball de se développer en Montérégie. Pensons particulièrement à Jean-Pierre Roy et Christian Morin, deux piliers de la discipline en région. Et n’oublions pas l’apport considérable de Carolyn Freeman dans l’organisation des activités de la section South Shore pendant plusieurs années.

Le premier comité technique de volleyball de l’ARSER a été formé en 2001-2002 avec la participation de Jean-Louis Portelance, Robert Poissant et Alain Pelletier. Le rôle de ce comité était d’analyser, d’intervenir et de réfléchir sur l’avancement de la discipline dans le réseau de la Montérégie.

Des joueurs au parcours impressionnant
Carmen Plante, du Collège Jean de la Mennais, a marqué l’histoire du volleyball étudiant par ses performances incroyables. La liste de ses exploits est impressionnante. Elle a fait partie de l’équipe junior nationale en 1988 et a été capitaine de l’équipe du Québec aux Jeux du canada en 1989. Porte-couleur des Carabins de l’Université de Montréal, elle a été nommée recrue de l’année et sur l’équipe d’étoiles FQSE en 1991. Ses succès se sont poursuivis lors de la saison 1993. Elle a été nommée joueuse par excellence au niveau québécois en plus de faire partie de la deuxième équipe d’étoiles sur le plan canadien. En 1993-1994, Carmen a connu la consécration avec le titre de joueuse par excellence universitaire au Québec et elle a été sélectionnée sur les équipes d’étoiles de la FQSE et SIC.

Frédéric Mondou, du Collège Français, a lui aussi laissé sa marque. Il a remporté la médaille d’or aux Jeux de la Francophonie en 2005, puis a fait partie de l’équipe nationale junior en 2009. Frédéric a atteint les plus hauts sommets en 2013 lorsqu’il a remporté le championnat universitaire canadien avec le Rouge & Or de l’Université Laval. Nommé joueur par excellence du circuit, il a été également choisi sur l’équipe étoile du RSEQ et du SIC.

À propos du RSEQ Montérégie
Le RSEQ Montérégie (Réseau du sport étudiant du Québec)  est un organisme sans but lucratif qui regroupe l’ensemble des établissements d’enseignement affiliés de la région Montérégie.

Engagée dans la promotion du sport à l’école auprès des 340 écoles primaires et 80 écoles secondaires, notre instance régionale encourage les établissements à mettre en place une offre de services sportifs parmi ses 18 disciplines. Elle coordonne, entre autres, plus de 1300 équipes et 25 championnats pour les 22 000 étudiants-athlètes de notre réseau.

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Historique
C’est en 1984 que la Fédération du sport scolaire met sur pied le Gala d’excellence du sport scolaire pour souligner la contribution des intervenants du milieu.  À partir de 1987, les catégories ont peu à peu été modifiées pour accorder davantage d’importance aux mérites sportifs et scolaires des élèves athlètes.  Quant à  l’éthique sportive, elle figure au menu des récompenses depuis 1991.

Dans les premières années du gala, on remettait un ACTI aux lauréats. Ce trophée reproduisait le logo de Fédération du sport scolaire, symbolisant un enfant en mouvement, bras ouverts.  Peu après le regroupement des secteurs scolaire, collégial et universitaire, qui a mené à la création de la Fédération québécoise du sport étudiant, un nouveau trophée a été conçu.  C’est ainsi que le Sablon a été créé, en l’honneur du Père Marcel de la Sablonnière. Le Sablon est une œuvre en bronze conçue par l’artisan Jacques Lupuyo.  Il a été remis pour la première fois aux lauréats du gala en 1990.

Le Père Marcel de la Sablonnière
Le Père Marcel de la Sablonnière, ou le Père Sablon, comme l’appelaient ses amis, fut un précurseur des premières actions d’activités physiques et sportives en milieu d’éducation.  En 1945, la ligue intercollégiale de hockey fut l’une de ses premières réalisations.  Il a toujours eu pour rêve de s’occuper des jeunes et de les encourager dans leurs études par l’entremise de la pratique de l’activité physique et du sport. Il ne pouvait y avoir un meilleur modèle pour inspirer le trophée que le Sport étudiant remet à ses lauréats.

Athlétisme
Badminton
Ballon sur glace
Baseball
Danse sportive
Escalade
Escrime
Flag-football
Flag-rugby
Futsal
Golf
Gymnastique
Hockey cosom
Intercrosse
Judo
Karaté
Kin-ball
Minibasketball
Minihand
Minivolley
Natation
Patinage
Patinage de vitesse
Planche à neige
Ringuette
Ski de fond
Sports cyclistes (février 2020)
Tennis
Tir à l’arc (mars 2020)
Triathlon/Duathlon
(Les activités proposées sont adaptées à la réalité d’un gymnase. La piscine n’est pas obligatoire.)

Ultimate frisbee

Des modifications aux règlements

Dans les premières années, le temps de jeu en benjamin se présentait comme suit : quatre quarts de huit minutes. Le premier et le troisième quart étaient non chronométrés tandis que le deuxième et le quatrième quart étaient chronométrés. Cette règle était encore en fonction en 1995-1996. La défense homme à homme était obligatoire pour les benjamins et les cadets.

Par ailleurs, la règle des 30 secondes a été appliquée, à l’essai dans la catégorie juvénile, lors de la saison 1982-1983. Le temps de jeu des joueurs juvéniles était composé de deux quarts de 20 minutes non chronométrées, sauf dans les deux dernières minutes de la partie, avec le temps arrêté aux lancers francs.

En 1991-1992, en juvénile, seule la défense homme à homme devait être appliquée en 1re demie. Lors du second engagement, les équipes pouvaient utiliser la stratégie défensive de leur choix.

D’autres modifications importantes aux règles de jeu sont survenues : le chronomètre de lancer de 30 à 24 secondes; un maximum de huit fautes par demie donnait un lancer franc. Si le lancer était réussi, le joueur obtenait un 2e tir. Puis, pour dynamiser le rythme de la partie, la possession alternée a remplacé les entre-deux.

Plus récemment, les lignes de terrain ont été modifiées (2011) et la règle du 14 secondes au rebond offensif a été mise en place en 2014.

Gymnastique - 1971

La Revue de Terrebonne, jeudi 6 mai, 1971, page 15

Gymnastique - 1977

La Presse Rive-Sud, mardi 17 mai 1977, page 27

Gymnastique - 1997

La Presse Rive-Sud, jeudi 5 mai 1977, page 18

Badminton - 1977

La Presse Rive-Sud, jeudi 5 mai 1977, page 19

Graham Neil est l’auteur d’un ouvrage de référence en handball (1976).

Équipe masc handball

L’équipe olympique masculine de 1976.

Équipe

L’équipe féminine olympique de 1976.

Christian Latulippe, entraineur de l’équipe nationale féminine des États-Unis et de la formation masculine de Grand Poitiers, en France.

Des résultats publiés le 2 janvier 1979 dans La Presse Rive-Sud à la page 14

Le Nouveau Clairon, 16 avril 1975, page 10

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 4 mai 1977, cahier E

Michel Charron

Formulaire de demande de modification aux règlements

Mintonette

Le basketball et le volleyball sont inventés, avec un an d’écart, à l’Université de Springfield (Massachusetts, États-Unis). En 1895, observant le développement du basketball, William G. Morgan décide de mettre au point un sport plus accessible aux personnes plus âgées. Il appelle ce sport «Mintonette», mais, très vite, un professeur fait observer que le ballon est volleyé par-dessus le filet… et le sport est rebaptisé volleyball!

https://www.olympic.org/fr/volleyball

Championnat provincial d'athlétisme extérieur
Année Position au classement combiné
1969 1er
1970 N.D.
1971 N.D.
1972 2e
1973 2e
1974 3e
1975 1er
1976 5e
1977 3e
1978 7e
1979 2e
1980 2e
1981 3e
1982 1er
1983 2e
1984 1er
1985 1er
1986 1er
1987 3e
1988 2e
1989 1er
1990 1er
1991 1er
1992 1er
1993 1er
1994 1er
1995 1er
1996 1er
1997 1er
1998 1er
1999 1er
2000 1er
2001 1er
2002 Championnat annulé
2003 1er
2004 1er
2005 1er
2006 2e
2007 1er
2008 1er
2009 1er
2010 1er
2011 1er
2012 1er
2013 1er
2014 1er
2015 1er
2016 1er
2017 2e
2018 1er
2019 1er
2020 Championnat annulé

Championnat provincial d'athlétisme en salle
Année Position au classement combiné
1991 N.D.
1992 2e
1993 4e
1994 N.D.
1995 5e
1996 8e
1997 N.D.
1998 7e
1999 8e
2000 7e
2001 N.D.
2002 5e
2003 2e
2004 5e
2005 4e
2006 2e
2007 1er
2008 1er
2009 1er
2010 1er
2011 1er
2012 1er
2013 1er
2014 1er
2015 1er
2016 1er
2017 Championnat annulé
2018 1er
2019 2e
2020 Championnat annulé

Championnat provincial de cross-country
Année Position au classement combiné
1972 3e
1973 2e
1974 N.D.
1975 N.D.
1976 5e
1977 5e
1978 6e
1979 3e
1980 5e
1981 4e
1982 N.D.
1983 1er
1984 4e
1985 1er
1986 2e
1987 4e
1988 2e
1989 2e
1990 3e
1991 1er
1992 1er
1993 1er
1994 2e
1995 1er
1996 1er
1997 1er
1998 1er
1999 1er
2000 2e
2001 1er
2002 1er
2003 1er
2004 1er
2005 1er
2006 2e
2007 2e
2008 N.D.
2009 2e
2010 1er
2011 1er
2012 1er
2013 1er
2014 1er
2015 1er
2016 1er
2017 1er
2018 2e
2019 3e

Archives de la Ville de Montréal, 1969

Selon les données du RSEQ

Selon les données du RSEQ

Rencontre ou compétition prévue à 17 h 45

17 h 00 : Arrivée au site, saluer l’entraîneur déjà sur place.

17 h 00 – 17 h 20 : Temps libre (vestiaire, hydratation, vérifier son équipement, revêtir l’uniforme, socialiser avec ses coéquipiers, écouter de la musique personnelle, mettre de la musique de groupe…).

17 h 20 – 17 h 30 : L’entraîneur, calme et détendu, vient présenter quelques points de son plan pour la partie. Plusieurs entraîneurs n’hésitent pas à utiliser une carte de partie comme aide-mémoire. Certains points peuvent être présentés aux participants : rappeler une tactique particulière, insister sur la discipline, réviser une stratégie de jeu, dire quelques mots sur l’aspect mental.

« Concentrez-vous sur ce que vous pouvez contrôler, oubliez l’officiel, les spectateurs et les moins bons coups de vos coéquipiers ! »

Annonce des joueurs partants, rappel de l’importance de l’éthique sportive.

Une présentation claire, courte et précise. L’entraîneur doit démontrer de la confiance.

Ce n’est ni le temps ni le moment de les surcharger d’information ou de faire des
commentaires négatifs ou menaçants.

17 h 30 – 17 h 45 : Échauffement
Selon le sport, le temps et l’espace pour l’échauffement varient. L’important est d’avoir un échauffement sécuritaire, bien organisé, sans confusion et sans exercice trop complexe. Respecter le temps prévu et se donner une discipline d’échauffement pour avoir le temps de faire les exercices prévus. Ramasser le matériel et l’équipement, se regrouper autour de l’entraîneur pour les dernières petites consignes et faire, s’il y a lieu, un cri d’équipe. Se placer pour commencer la compétition.

Exemple 1
Vigilant : L’entraîneur observe un changement dans la stratégie de l’adversaire.
Alerte : Il prend un temps d’arrêt et propose une façon de contrer le mieux possible cette stratégie.

Exemple 2
Vigilant : L’entraîneur observe qu’un des joueurs commence à perdre son sang-froid et petit à petit sort de la partie.
Alerte : Il va le regarder dans les yeux, lui dire de se calmer, lui rappeler qu’on a besoin de lui comme joueur et non comme trouble-fête. Au besoin, l’entraîneur pourra même le sortir de la surface de jeu pour l’aider à revenir plus positif.

Exemple 3
Vigilant : L’entraîneur de football sait que l’adversaire a besoin d’une passe désespérée à la fin de la partie.
Alerte : Il fait un rappel aux couvreurs de jouer le ballon et mentionne qu’en cas d’interception, il faut se lancer au sol et ne pas courir avec le ballon pour éviter une échappée. Il ne reste que deux secondes au cadran.

Exemple 4
Vigilant : L’entraîneur se rend bien compte de la façon d’arbitrer de l’officiel.
Alerte : Il prévient les participants d’adopter tel ou tel comportement ou d’éviter telle ou telle attitude. Il faut s’adapter au type d’arbitrage.

En exemple, quelques points à retenir pour maximiser l’efficacité des temps d’arrêt ou des entractes.

Être calme

Un mot sur le mental : « Gardons notre calme, restons concentrés, continuons d’être disciplinés, pas de gestes négatifs. »

Un mot sur la tactique ou la stratégie : « On augmente nos amortis au filet. », « On va faire plus de jeux au sol en 2e demie. »

Un mot sur l’activation : « énergie-énergie », « 1, 2, 3, go go go », « Panthères go go go ! »

Éviter de parler du futur, rester dans le moment présent, concentrer votre discours sur ici et maintenant. Éviter des phrases comme :
« OK ! Si on gagne, on passe en quart de finale. »
« Il faudrait prendre l’avance avant la fin de la période. »

Si les participants commencent à vivre dans le futur, ils voient des résultats avant la fin de la partie au lieu de porter leur attention sur la tâche ou les consignes de l’entraîneur.

Bref, un temps d’arrêt pour : calmer, relancer, faire une mise au point, encourager, préciser, ajuster et, surtout, apporter des solutions plus que des critiques !

Exemples dans différents sports

Football
Suite à une punition à son équipe dans un moment clé de la partie, l’entraîneur va crier aux joueurs en défensive de se calmer, de se replacer et de continuer à jouer tel ou tel type de défensive.

Basketball
L’entraîneur pourrait cibler un de ses joueurs en lui rappelant qu’il doit marquer de très près le numéro 44.

Volleyball
Un ballon est touché et se dirige vers l’extérieur. Bien positionné, l’entraîneur pourra crier « OUT » à la joueuse en poursuite du ballon ou lui dire qu’elle a de la place pour le frapper.

Hockey sur glace
L’entraîneur observe du banc que les ailiers ont tendance à moins surveiller les joueurs de pointe et leur crie un mot-clé comme « POINTE, POINTE » ce qui a pour effet de les rendre à nouveau plus vigilants dans leur marquage.

LE COMMENTAIRE NÉGATIF

« C’est quoi ce jeu ! »
« Ah, lui ! Il nous place toujours dans le trouble ! »
« Non ! Non ! Pas encore une passe manquée ! »

Éviter les commentaires négatifs à voix haute pendant l’action. Faire preuve d’un peu de discrétion et de respect.

LE COMMENTAIRE POSITIF

« Oui, oui, continue à mettre de la pression, c’est efficace ! »
« Wow, il garde son calme malgré un jeu serré, c’est bon ça ! »
« Oh ! Ça c’était bien placé ! »

Si l’entraîneur passe des commentaires positifs, cela aura pour effet de renforcer les comportements et les actions recherchés auprès des autres.

Exemples

Un terrain de soccer ou de football naturel avec des endroits plus glissants ou plus mous.

Le mur du gymnase qui est très près de la ligne de service au volleyball.

La direction et la force du vent au flag football ou au soccer extérieur.

L’état des verts au golf.

Une couche d’eau près du filet de hockey : attention, la rondelle colle plus facilement.

Exemples : L’utilisation du « TU » versus « JE »

« Jérôme, as-TU encore de la salive à perdre en t’obstinant avec l’arbitre ? »

« Attention, depuis le début de la saison, JE m’attends à ce que tous les membres de l’équipe, sans exception, contrôlent leurs émotions sur les décisions de l’arbitre ! Jérôme, comme tous les autres ! »

« TU es tout le temps en retard, Julie ! As-TU pensé que tu n’es pas toute seule dans le groupe ? TU veux un réveille-matin ou quoi ? »

« Pour être honnête avec vous, JE suis assez dérangé par les retards. Écoutez, JE crois que démontrer de la discipline personnelle, ça commence par la ponctualité ! Julie, JE te remercie à l’avance de tes efforts dans ce sens ! »

« TU es un beau paresseux Louis, TU es un pas pire tricheur dans les exercices. TU ne dois pas trop user tes espadrilles dans les entraînements ! »

« JE suis certain que c’est possible de pousser plus aujourd’hui, Louis ! Allez tout le monde, on travaille tous dans la même direction ! »

Exemples de règles, comportements ou attitudes pour aider l’entraîneur à construire son code de vie.

• En tout temps, utiliser un langage correct envers les coéquipiers, les entraîneurs, les adversaires et les officiels.
• Tous les membres de l’équipe doivent respecter le code de conduite en tout temps et en tout lieu lorsqu’ils représentent leur institution scolaire.
• Tous les membres de l’équipe de l’école doivent faire abstraction de l’utilisation de tabac, d’alcool et de substances illégales.
• Le code de conduite demande d’être présent aux entraînements et aux compétitions, de respecter les consignes de l’entraîneur, de respecter les autres personnes (officiels, adversaires, spectateurs, employés…) et de donner son maximum d’effort aux entraînements et aux compétitions.
• Les membres de l’équipe de l’école éviteront : de faire des abus verbaux ou écrits, des commentaires négatifs et irrespectueux ou de poser un acte physique pouvant nuire à la santé, à la sécurité ou à la performance d’un adversaire.
• Être présent aux entraînements et aux compétitions à l’heure prévue.
• Tenir le vestiaire propre en tout temps.
• Respecter le bien d’autrui et éviter toute action ou implication dans tout vol ou acte de vandalisme.
• En cas d’absence, prévenir l’entraîneur et s’assurer de présenter un mot des parents ou d’un enseignant pour la justifier.
• Respecter les règlements des sites d’entraînement ou de compétition.
• Interpeller le personnel des sites d’entraînement ou de compétition avec respect.
• Avoir son équipement prêt et en ordre pour les entraînements et les compétitions.
• Éviter tout bris d’équipement ou de matériel à cause de gestes de frustration.
• Sous aucune considération, un membre du RSEQ Montérégie possède, utilise, vend ou consomme des substances interdites. Un membre pris à poser ces gestes s’expose à une suspension ou à l’expulsion.
• Être présent à l’heure convenue.
• Prévenir en cas d’absence et s’excuser en cas de retard.
• Participer sérieusement aux exercices et se donner à 100 %.
• Respecter les règlements et ne pas chercher à les enfreindre, refuser la tricherie.
• Respecter et soutenir les personnes bénévoles qui consacrent leur temps libre pour les participants.
• Respecter les infrastructures et le matériel mis à la disposition des équipes et participants.
• Participer avec enthousiasme à la vie de l’équipe et aux activités du club.
• En aucun cas il ne sera toléré qu’un membre de l’équipe critique en permanence les décisions de l’officiel ou des juges.
• Laisser les lieux d’entraînement et de compétition propres et aider à ranger le matériel.
• À l’entraînement : être à l’heure, être concentré, donner son maximum, agir de façon sécuritaire, s’arrêter immédiatement au signal de l’entraîneur.
• Si, pour une raison valable (force majeure, blessure, maladie, étude), un participant n’est pas en mesure de s’entraîner, il devra en informer l’entraîneur au plus tard deux heures avant le début de l’entraînement.
• Pendant les temps d’arrêt dans la compétition, tous les joueurs sont attentifs aux directives de l’entraîneur.

L’entraîneur doit toujours faire valider son code de vie par son employeur ou son responsable des sports.

À FAIRE

• Utiliser un langage positif et valorisant.

Pointer le comportement inadéquat ou inacceptable et non pas le participant lui-même.

BONNE FAÇON, le comportement : « Joey, on perd du temps quand tu continues de dribbler et de lancer le ballon pendant mes explications. »

MAUVAISE FAÇON, le participant lui-même : « Hey Joey ! Arrête de déconner, tu déranges tout le temps pendant mes explications ! »

• Traiter avec bienveillance les erreurs de bonne foi. Les participants ne font pas toujours exprès pour manquer leur coup ou leur jeu.

• Soutenir les jeunes face aux difficultés; ils n’ont pas besoin d’un entraîneur qui leur
crie toujours après.

• Imposer des conséquences logiques à la suite d’un manquement aux règles, au code d’éthique sportive ou au code de vie.

À ÉVITER

• Les écarts excessifs d’humeur. Un manque de contrôle de vos émotions pourrait vous faire regretter certaines paroles.

• Donner un surnom déplaisant aux participants.

• Accepter le langage vulgaire ou les blagues grossières et de mauvais goût.

• Annoncer une punition et la changer par la suite.

• Avoir soi-même un comportement inadéquat qui va à l’encontre du code d’éthique sportive et de votre code de vie.

Lors des compétitions

AVANT
Les entraîneurs ont souvent tendance à parler d’un plan de match et à faire des rappels sur des notions tactiques, stratégiques ou mentales.

Penser à prendre du temps pour mettre l’accent sur l’éthique sportive. Être de ceux qui vont, à chaque compétition, faire des rappels sur l’importance de faire preuve d’éthique sportive !

PENDANT
Chaque entraîneur trouve du temps pour donner des commentaires et des rétroactions
sur le jeu. Il réagit face à la performance des participants et prend des temps d’arrêt pour resituer certains aspects techniques et stratégiques.

Il est important de faire également des commentaires ou des observations sur les bons comportements éthiques et d’intervenir dans le cas contraire.

APRÈS
Les entraîneurs font souvent un court retour sur ce qui s’est passé durant la compétition. Ils parleront du jeu, de l’action, de la performance ou de certaines causes du résultat final.

Saisir l’occasion pour faire également un retour sur la performance éthique des participants. Il est également possible d’attendre à l’entraînement suivant pour faire compléter une fiche d’auto-évaluation sur l’éthique sportive.

Quelques exemples

Faire preuve d’éthique sportive, c’est accepter la victoire avec modestie et sans ridiculiser son adversaire.

Comportements observables :
• Éviter de faire des commentaires qui pourraient démontrer de la moquerie.
• Éviter de célébrer la victoire de façon exagérée.

Faire preuve d’éthique sportive, c’est respecter les décisions des officiels même si elles ne tournent pas à notre avantage.

Comportements observables :
• Éviter les commentaires négatifs et les gestes déplacés.
• Se replacer tout de suite, prêt à reprendre l’action.

Risques «humain»
Facteur de risque Actions de prévention
État de santé Faire un dossier d’informations médicales avec contacts en cas d’urgence
Maladie ou blessure Évaluer régulièrement la situation et s’informer de l’avis des spécialistes
Comportements Donner des consignes de sécurité et les faire respecter
Risques environnementaux
Facteur de risque Actions de prévention
Salle Faire un inspection (plancher, mur, sortie)
Équipements sportifs Faire un inspection (ballon, filet, poteaux)
Équipements de l’athlète Faire un inspection (vêtements, chaussures, bijoux, équipement de protection personnel)